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Ne plus se reconnaître

  • il y a 4 jours
  • 4 min de lecture

Il y a quelque temps, je me suis surprise devant un miroir, un matin, à chercher quelqu'un que je ne retrouvais plus tout à fait. Le visage était le mien, bien sûr. Mais derrière, il y avait cette sensation diffuse, difficile à nommer, d'être devenue un peu étrangère à moi-même. Il y a ces rides en plus, ce quelque chose dans le regard qui a changé...

Vous voyez de quoi je parle ? Cette impression de ne plus très bien savoir qui on est, ni où est passée la femme qu'on connaissait.

Si vous lisez ces lignes, c'est peut-être que vous traversez quelque chose de semblable. Et j'avais envie de vous écrire, simplement, parce que je crois que ce que nous vivons là mérite des mots.


Quand le sol se dérobe un peu


On imagine souvent que la vie d'une femme avance en ligne droite alors qu'en réalité, elle est faite de bascules, de déséquilibres, de deuils et de renaissances.

Il y a des moments où tout vacille en même temps, le corps, le rôle, le regard qu'on porte sur soi.

Un enfant qui part de la maison.

Un métier dans lequel on ne se reconnaît plus.

Une relation de couple qui change.

Un corps qui se transforme sans nous demander notre avis.


Ces périodes ont un point commun. Elles déplacent la perception que l'on a de notre rôle, de la place qu'on occupe.


Du jour au lendemain, on ne sait plus très bien où se mettre, comment se définir, à quoi se raccrocher. Et le plus déroutant, c'est qu'on a souvent du mal à expliquer ce qui se passe, y compris à soi-même. On se dit que ce n'est rien, que ça va passer, qu'on devrait être capable de gérer. Alors on serre les dents et on continue.


Ce que le corps a parfois à dire


Je veux vous parler d'une chose dont on parle encore trop peu.


Vers la quarantaine, le corps de beaucoup de femmes entre dans une période de transition hormonale qu'on appelle la périménopause. En moyenne, elle débute autour de 45 ans et l'âge moyen de la ménopause se situe autour de 51 ans en France, mais ces repères varient énormément d'une femme à l'autre. Certaines la traversent en quelques mois, d'autres sur près de dix ans. Moi j'ai commencé à la vivre à l'aube de mes 46 ans.


Et voici ce que j'aurais aimé qu'on me dise plus tôt.


Cette période ne se résume pas aux bouffées de chaleur dont tout le monde parle.


Elle s'accompagne souvent d'une fatigue inhabituelle, de troubles du sommeil, d'irritabilité, parfois d'un moral en dents de scie, d'une anxiété ou d'une tristesse profonde qui s'installe sans raison apparente.


Des femmes traversent parfois plusieurs années de bouleversements intérieurs sans savoir que tout cela porte un nom.


Je trouve important de le dire, parce que beaucoup d'entre nous croient qu'elles deviennent fragiles, ou qu'elles perdent pied, alors qu'il y a derrière tout cela une explication très concrète. Et savoir mettre un mot sur ce qu'on vit, ça change déjà beaucoup de choses.


Je précise une chose au passage. Je ne suis pas médecin, et rien de ce que j'écris ici ne remplace l'avis de votre médecin ou de votre gynécologue, que je vous encourage toujours à consulter. Mon regard à moi est ailleurs. Il est sur la femme qui traverse tout cela.


Quand le déplacement du corps devient un déplacement de soi


Car ce qui m'intéresse, dans ces passages, ce n'est pas seulement ce qui se joue dans le corps. C'est ce que cela fait à notre identité, à notre féminité et à la place qu'on occupe dans notre couple, notre travail, notre famille.


Quand le corps change, c'est souvent toute l'image de soi qui se met à bouger.

On se demande si on est encore désirable, encore utile, encore légitime.

On se compare à celle qu'on était.

On a parfois le sentiment de devenir invisible, ou au contraire d'être trop, de déborder. Et dans le même temps, personne autour de nous ne semble vraiment voir ce qui se passe à l'intérieur.


C'est précisément là, dans cet écart entre ce qu'on montre et ce qu'on ressent, que naît cette sensation de ne plus se reconnaître.


Et si cette femme était toujours là?


Je voudrais vous dire quelque chose, et j'y crois profondément. Cette femme que vous cherchez, celle d'avant, elle n'a pas disparu.


Elle est simplement recouverte...Par la fatigue, par les rôles, par les années à faire ce qu'il fallait faire, par ce corps en transformation qui demande à être accueilli autrement.


Se reconnaître à nouveau, ce n'est pas revenir en arrière. C'est faire connaissance avec la femme que l'on est en train de devenir. C'est lui faire de la place. Et parfois, pour cela, on a besoin d'un espace pour déposer ce qui pèse, et de quelqu'un qui chemine à nos côtés sans nous juger.


Dans mon accompagnement, c'est ce que je propose aux femmes que je reçois. Un espace pour comprendre ce qui se joue, accueillir ce que ces étapes font naître, et retrouver, petit à petit, le chemin vers soi. J'y travaille avec les outils qui sont les miens depuis des années, le dialogue, l'hypnose, le coaching, la pratique artistique. Toujours en complément de votre suivi médical, jamais à sa place.


Si vous vous êtes reconnue dans ces lignes, je voudrais que vous reteniez surtout ceci.

Vous n'êtes pas en train de perdre pied. Vous traversez un passage, comme tant de femmes avant vous, et vous avez le droit de ne pas le traverser seule.


Et vous, où en êtes-vous de votre chemin en ce moment ? Qu'est-ce qui, aujourd'hui, vous donnerait envie de vous retrouver ?


Je serais heureuse de lire ce que cela évoque pour vous.

Si vous souhaitez en parler, je propose un premier échange de trente minutes, gratuit et sans engagement, simplement pour faire connaissance.


 

 
 
 

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